Pourquoi avons-nous plus mal au dos quand il fait froid et humide ?
- Chantal Delanoe

- il y a 1 jour
- 3 min de lecture
Beaucoup de personnes disent sentir l'humidité s'immice dans leur dos, leurs cervicales ou leurs articulations, puis ajoutent presque aussitôt que « c’est sûrement dans leur tête ».
En réalité, cette sensation est parfaitement physiologique. Le froid pousse le corps à se protéger en contractant les muscles pour conserver la chaleur, ce qui rend le dos plus raide, moins irrigué et donc plus douloureux, surtout s’il existait déjà des tensions. L’humidité, elle, agit sur les tissus conjonctifs et les articulations en donnant une sensation de lourdeur et en rendant les zones fragilisées plus sensibles, notamment là où il y a eu des blessures anciennes, des cicatrices, de l’arthrose ou des tensions chroniques. À cela s’ajoute un facteur méconnu : la baisse de la pression atmosphérique lors des périodes pluvieuses ou orageuses, qui provoque une micro-dilatation des tissus internes et stimule les récepteurs de la douleur. Enfin, le système nerveux entre aussi en jeu : le froid, la grisaille et l’humidité influencent notre neurobiologie, augmentent la fatigue et rendent le cerveau plus attentif aux signaux corporels déjà présents.
La météo n’est donc pas la cause de la douleur, mais un amplificateur d’un terrain sensible. Certaines personnes possèdent en effet une réactivité corporelle plus fine. Leur corps agit comme un véritable baromètre. Elles sentent leurs anciennes blessures se réveiller, perçoivent une grande fatigue quand le temps change, ressentent une lourdeur les jours humides, vivent avec des tensions musculaires de fond ou sont globalement très sensibles aux saisons et à l’environnement. Cette sensibilité n’est ni une faiblesse ni une exagération, c’est une grande intelligence corporelle. Le problème est que l’on a souvent appris à ces personnes à ignorer ces messages, à penser que tout cela est psychologique alors que leur corps cherche simplement à être entendu.
Quand le froid et l’humidité réveillent les douleurs, le corps a besoin exactement de l’inverse de ce que la météo lui impose : de la chaleur, de la lenteur, du mouvement doux, de la circulation, du relâchement musculaire profond et de l’apaisement nerveux.
C’est ici que l’approche ayurvédique prend tout son sens.
Selon l’Ayurveda, ces manifestations correspondent très souvent à une aggravation de Vata, le principe du mouvement et de Kapha, qui allourdit, du froid et de la sécheresse, qui se dérègle particulièrement lors des périodes froides et humides.
Pour rééquilibrer cela, l’Ayurvéda recommande des réponses simples, concrètes et très efficaces : appliquer quotidiennement de l’huile tiède sur le corps (auto-massage),
privilégier la chaleur sous toutes ses formes (bouillotte, bains chauds, vêtements enveloppants),
favoriser une alimentation chaude, cuite et réconfortante,
ralentir le rythme,
respirer profondément pour apaiser le système nerveux,
et recevoir des soins corporels lents, enveloppants et nourrissants qui relancent la circulation tout en relâchant les tensions profondes. D'ailleurs vous pouvez dès maintenant prendre RDV pour un soin Abhyanga qui vous apportera tous ces bienfaits voire plus !
Ces gestes ne cherchent pas à faire taire la douleur, mais à répondre aux messages du corps. Car les personnes météo-sensibles ont souvent une capacité rare : celle de ressentir très finement ce qui se passe en elles. Lorsqu’elles apprennent à écouter cette sensibilité plutôt qu’à la combattre et qu'elles agissent en conséquence, leur relation à leur corps change profondément, et les douleurs saisonnières diminuent de manière naturelle et durable.
Alors n'hésitez plus à poser votre créneau dès maintenant si c'est votre cas.




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